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La diversité des langues et des écritures: un défi pédagogique pour l’accès à l’écrit chez les enfants de 4 et 5 ans

  • Auteurs de l'article de l'article: Emilia Ferreiro, avec la collaboration de Lilia Teruggi
  • PDF article: C_48_Art1.pdf

L’institution scolaire a une vocation égalitaire. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la langue d’enseignement, cette vocation égalitaire est souvent dominée par l’idée que la maitrise de la langue nationale va faire de l’élève un citoyen. Dans cette vision, les différences linguistiques constituent une perturbation à éliminer, un obstacle à surmonter. La composition actuelle de la population scolaire, en Belgique comme ailleurs, conduit à réfléchir autrement. Quand la diversité des langues parlées par les élèves est la norme plutôt que l’exception, la reconnaissance de cette diversité s’impose. Cette reconnaissance peut évidemment se faire de façon superficielle (en comparant quelques grandes références culturelles comme les fêtes nationales, par exemple). Mais comment l’aborder dans ses racines profondes? Cette question a été traitée par Emilia Ferreiro dans la communication qu’elle a présentée en introduction de la 17e Conférence européenne sur la lecture, organisée à Mons en 2011. Déjà publiée dans le numéro 2 de la revue en ligne Lettrure, cette communication trouve également sa place dans ce numéro 48 de Caractères, tant le nombre d’enseignants qui travaillent dans des classes multiculturelles est important. Est-il possible d’envisager la diversité linguistique comme un avantage pédagogique en ce qui concerne le lire-écrire? Qu’est-ce que cela signifie dans le quotidien de l’action éducative? À partir d’éléments théoriques, accompagnés d’une vision politique et d’une solide expérience en classe de maternelle qu’elle partage avec Lilia Terrugi, Emilia Ferreiro nous invite à sortir de nos cadres habituels de pensée.