Association belge pour la littératie - Section francophone

Reprise des activités

Après une petite année de silence consacrée à redéfinir nos lignes de conduite et à réorganiser nos effectifs, nous vous annonçons la reprise des activités de l’ABLF. Caractères devient désormais bisannuel (juin – décembre) avec de nouveaux articles, en version numérique, susceptibles d’alimenter les pratiques et réflexions en littératie. Pour les recevoir, rejoignez-nous

Nous poursuivons par ailleurs la diffusion en libre accès des anciens numéros de Caractères, dont vous trouverez une sélection ci-dessous et très bientôt l'entièreté dans le menu Caractères. 

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Développer l’engagement dans la lecture de 0 à 18 ans

Conférence introductive de la journée « Plan Lecture » organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles
La Marlagne, 30  avril 2019

Patricia Schillings, Graziella Deleuze, Soledad Ferreira, Marine André et Geneviève Hauzeur.

Je tiens tout d’abord à remercier le Service général des Lettres et du Livre, et plus particulièrement Laurent Moosen, de nous avoir confié la responsabilité d’introduire cette journée. Le soutien qu’il apporte à notre association marque la reconnaissance de la place que peut occuper une petite association telle que la nôtre dans le champ des acteurs de la lecture en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour aborder la problématique de l’engagement dans la lecture de 0 à 18 ans, je vous propose de commencer par le témoignage d’un lecteur adolescent adressé à son enseignant.

Le texte intégral de la présentation est disponible au format PDF.

 

Cansu Altepe s’est intéressée aux facteurs susceptibles d’influencer l’interprétation d’albums. En comparant, via une mise en réseau de quatre albums de Rascal, les interprétations d’enfants de 6e primaire issus de contextes culturels différents, elle constate que le rapport à la culture littéraire ainsi que le vécu personnel de chaque enfant déterminent les interprétations produites. Par la même occasion, elle rappelle le travail à mener sur les limites de l’interprétation, par le nécessaire va-et-vient entre une lecture participative et une lecture distanciée.

L'article complet au format PDF

Patricia Schillings, Stéphanie Géron et Virginie Dupont se penchent sur les résultats en lecture de nos élèves de 4e primaire lors de la dernière épreuve PIRLS. Les chercheuses pointent deux pistes explicatives des faibles résultats de nos élèves, relatives tant aux pratiques d’enseignement qu’à l’organisation de notre système scolaire. Ces carences, selon elles, concernent à la fois l’automatisation des démarches de décodage – non acquises par tous les élèves au terme du premier cycle – et les compétences plus complexes d’interprétation. En outre, ces deux pôles sont trop souvent envisagés dans une progression allant du simple au complexe, alors que les systèmes performants mobilisent des compétences de niveau plus complexe dès le début du primaire. Elles pointent également la rupture entre les niveaux maternel et primaire et attirent l’attention sur la complexité des mécanismes à l’œuvre dès l’entrée dans l’écrit en maternelle. Il s’agirait de combiner, dès la maternelle, des activités authentiques de lecture et d’écriture et de multiplier ainsi les occasions offertes à tous les élèves, quelle que soit leur origine sociale, de comprendre le sens des apprentissages langagiers.

Ces pratiques d’enseignement-apprentissage conjointes de la lecture et de l’écriture dès l’entrée dans l’écrit, intégrant décodage et interprétation, sont pourtant réalisables dans nos classes, ainsi qu’en témoignent les deux contributions suivantes issues de travaux de fin d’études.

L'article complet au format PDF

Pauline Sirois, Andrée Boisclair, Faculté des sciences de l’éducation Université Laval (Québec)

(accès gratuit pdf)

Comment l’adulte peut-il faciliter le passage du jeune enfant entre le monde enchanté des livres d’histoire de la petite enfance et celui non moins merveilleux que peut offrir l’apprentissage de l’écrit? Nous savons tous que notre responsabilité en tant qu’adulte, guide et soutien, est immense face à ce passage. Il est donc important de questionner nos pratiques pédagogiques, dans un souci de partage au regard de l’intervention en écriture.

Danielle De Keyzer

La “ méthode naturelle ” de Célestin Freinet parie sur le souhait de l’apprenant de s’approprier la langue écrite comme un moyen enrichissant d’expression et de communication. Une telle approche convient parfaitement aux adultes qui éprouvent régulièrement le besoin de communiquer et le désir, progressivement, de s’exprimer par écrit.

Le hasard, qui ne fait pas toujours bien les choses, a voulu qu'Anne Godenir, la présidente de l'ABLF, nous quitte au moment où nous changions de nom. Ce numéro de rentrée lui rend évidemment hommage, un hommage qui est bien peu de choses par rapport à tout ce qu'Anne aura apporté à notre association.
L'ABLF restera l'ABLF mais le « L » renverra désormais au terme littératie. Nous avons confié à Marie-Christine Pollet, professeure à la Faculté de Lettres, Traduction et Communication de l'Université Libre de Bruxelles, le soin de définir ce concept qui ouvre un nouveau champ de recherche en didactique du français. Il nous faut expliquer notre démarche, pour éviter de laisser croire que nous succombons à un effet de mode. Ce que nous ne pensons pas.
Il y a longtemps que les publications de l'ABLF ont dépassé la seule thématique de la lecture et qu'elles traitent des pratiques du lire-écrire dans des contextes particuliers mais aussi des nouveaux supports d'écriture. Revenons quelques années en arrière : en 2002 déjà, l'ABLF organisait à Huy un colloque qui s'intitulait « Perspectives croisées sur la lecture et l'écriture ». Dans son mot introductif, Serge Terwagne, le président de l'association, utilisait le terme littératie pour désigner le domaine étudié par les associations qui, comme la nôtre, ont pour objectif de publier des recherches ou des pratiques sur la question : « Ce qui fait sans doute la spécificité de l'Association belge pour la Lecture par rapport à d'autres associations qui se préoccupent également de littératie, c'est la volonté qu'elle a de s'ouvrir à tous les acteurs qui œuvrent dans le champ : enseignants, formateurs, chercheurs, bibliothécaires, travailleurs sociaux, critiques de littérature enfantine, psychologues, parents… » (Programme du colloque, 29 et 30 octobre 2002, numéro hors série de la revue Caractères).
En ouvrant les pages de la revue Caractères, les portes des colloques de l'ABLF ou des séances d'échange de pratiques à tous les acteurs de la lecture et de l'écriture, l'ABLF a toujours envisagé les multiples contextes de la lecture et de l'écriture. En changeant de nom, nous entérinons en quelque sorte le mouvement amorcé il y a plus de 15 ans.
Il reste maintenant, et c'est un gros chantier, à maintenir l'ABLF en vie, à lui donner un second souffle après le décès d'Anne Godenir, sa présidente. Notre vœu le plus cher est que notre association, qui entend tisser des liens entre les acteurs de terrain et le monde de la recherche, survive et puisse poursuivre le chemin tracé par Serge Terwagne d'abord, par Anne Godenir ensuite. Nous comptons sur vous tous pour nous y aider parce qu'il y a urgence, plus que jamais, à nous interroger sur les moyens efficaces pour développer les littératies.

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