Association belge pour la littératie - Section francophone

Coin lecture

Fanny Dreyer, La colonie de vacances – Albin Michel Jeunesse 2021 (coll. Trapèze)

Par Brigitte Van den Bossche

La colonie de vacances de Fanny Dreyer séduit par ses qualités narratives et visuelles. Cinq enfants se retrouvent en montagne dans un camp de vacances estivales. Tout au long d'un séjour rythmé d'activités et d’aventures diverses, ils se racontent, observent, ressentent, apprennent : séparés de leur famille, ils sont confrontés à la vie en collectivité. Louise, Marco, Jeanne, Nina et Ali, âgés de 6 à 10 ans, révèlent chacun, chacune leur individualité ; ils apprécient, craignent, réprouvent toutes sortes de choses ; l'une entame là sa première expérience de colonie et les autres ont déjà gouté à ces odyssées d'été. Ensemble, ils vont s'épanouir au gré des jeux, échanges, chansonnettes et randonnées... au fil des jours, au fil des nuits.

Marion Fayolle, Les petits – Magnani 2020

Par Brigitte VdB

Les images de Marion Fayolle s’imposent par l'étrangeté allégorique de leur contenu, la singularité de leur composition, leur atmosphère si particulière alliant souvent poésie et causticité. Formée à l'Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg, l'artiste met en scène dans ses albums une nature humaine traversée par des histoires universelles, des sentiments complexes, des relations interpersonnelles – des « aventures » que révèle un graphisme élégant, sobre et au trait rythmé. Les petits, son huitième et dernier opus, ne déroge pas à la règle... intégrant la lignée d'une oeuvre cohérente et puissante dans laquelle l'artiste se délecte à jouer avec les corps – et les échelles entre eux – au point de les désarticuler comme s'il s'agissait d'objets.

 

Aaron Becker. Gautier Languereau, 2015

Par Soledad Ferreira Fernandez

L’album s’ouvre sur une double page : une ville aux couleurs sépias. Dans les maisons, les adultes vaquent tandis que, dans la rue, les enfants jouent. Une petite fille assise sur les marches, une trottinette rouge à ses pieds, semble s’ennuyer. Et l’ennui s’accroche à elle jusqu’à ce qu’elle repère un crayon rouge.

Catherine Locandro. Albin Michel, 2019.

Par Déborah Danblon

Le récit commence en 1942 dans le Kentucky, Cassius Clay a 5 ans. C’est un beau petit garçon joyeux, bien loin encore du champion de boxe que le monde entier connaitra sous le nom de Mohamed Ali. Mais déjà, il a, chevillé au corps, une exigence viscérale de justice. Et peut-être plus encore une abhorration de l’injustice. Jeune ado, il va découvrir la boxe et ces salles aux valeurs strictes où noirs et blancs combattent en tout égalité. Avec ce sport, il trouve son moyen d’expression. Ses poings, son envie de vaincre en équité, et le besoin de devenir le porte-parole de la cause de ses frères noirs le conduiront là où l’on sait : champion du monde, héros et icône. Sous la plume de Catherine Locandro, Cassius est avant tout l’histoire d’un homme debout, quelles que soient les épreuves qu’il traverse, les défis qu’il se donne, les luttes qu’il incarne. Une réelle inspiration, que l’on aime la boxe ou pas, d’ailleurs.

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